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La sororité : avancer ensemble sans diminuer notre propre lumière

28 août
3 min de lecture

Queenjaillement repose sur plusieurs valeurs qui me sont essentielles : la bienveillance, le respect, la sécurité, l’authenticité et la liberté d’être soi.

Mais s’il existe une valeur qui relie toutes les autres, c’est la sororité.

Pour moi, la sororité n’est pas un joli mot que l’on affiche sur un mur ou sous une publication Instagram. C’est une manière de se comporter les unes envers les autres. Une attention quotidienne. Un choix.

Celui de créer entre femmes des relations dans lesquelles nous pouvons nous sentir respectées, soutenues et suffisamment en sécurité pour être nous-mêmes.


Créer l’espace que j’aimerais trouver

J’ai toujours eu à cœur de rassembler et de transmettre.

En créant Queenjaillement, je ne voulais pas seulement proposer des cours de danse. Je voulais créer l’espace que j’aimerais moi-même trouver : un endroit où une femme peut entrer sans craindre d’être observée, comparée ou ridiculisée.

Un espace dans lequel elle n’a pas besoin de se rendre plus petite pour que les autres se sentent à l’aise.

Un espace où elle peut essayer, se tromper, recommencer, prendre de la place et se révéler à son propre rythme.

Cette sécurité ne se décrète pas. Elle se construit grâce au cadre que nous posons, mais aussi grâce à la façon dont chaque femme accueille les autres.


La réussite d’une femme ne retire rien à une autre

Nous avons parfois appris à nous comparer avant même d’apprendre à nous connaître.

Qui danse le mieux ? Qui a le corps le plus proche des normes ? Qui est la plus jeune, la plus souple, la plus sensuelle ou la plus visible ?

Cette compétition peut nous couper les unes des autres, mais aussi nous éloigner de nous-mêmes.

La sororité nous invite à sortir de cette logique.

La lumière d’une femme n’éteint pas la nôtre. Son aisance, sa beauté, sa réussite ou sa puissance ne nous retirent rien.

Nous pouvons admirer une femme sans nous dévaloriser. Nous pouvons l’encourager sans disparaître. Nous pouvons aussi apprendre à recevoir les encouragements sans minimiser ce que nous sommes.

C’est cette énergie que je souhaite cultiver chez Queenjaillement : des femmes qui grandissent côte à côte et qui se rappellent mutuellement leur valeur.


Être bienveillantes sans cesser d’être vraies

La sororité ne signifie pas que nous devons toutes devenir les meilleures amies du monde, être toujours d’accord ou éviter les conversations difficiles.

Elle ne nous demande pas non plus de tout accepter au nom d’une solidarité de façade.

Une sororité saine repose également sur les limites, l’écoute, la responsabilité et le respect. Elle permet de dire les choses sans chercher à humilier. Elle laisse à chacune le droit d’être différente et protège l’espace commun.

La bienveillance n’est pas l’effacement de soi. C’est la volonté de prendre soin de la relation sans se trahir.


Célébrer toutes nos versions

Dans une salle Queenjaillement, toutes les femmes n’arrivent pas avec la même histoire, le même âge, les mêmes capacités ou la même confiance.

Certaines prennent immédiatement toute la scène. D’autres restent d’abord au fond de la salle. Certaines apprennent rapidement. D’autres ont besoin de répéter encore et encore.

Mais chacune mérite la même considération.

La sororité apparaît dans les petits gestes : un sourire adressé à celle qui arrive seule, un encouragement, un éclat de rire partagé, une place que l’on laisse, un jugement que l’on choisit de ne pas porter.

Petit à petit, ces gestes créent un espace où nous pouvons baisser la garde.


Notre puissance est aussi collective

Je crois profondément à la puissance individuelle des femmes. Mais je crois également que cette puissance grandit lorsqu’elle est reconnue, encouragée et entourée.

Queenjaillement est une invitation à reprendre notre place, notre voix et notre puissance. Pas les unes contre les autres. Pas au détriment des autres.

Ensemble.

La sororité que je souhaite défendre est vivante, imparfaite et exigeante. Elle nous demande d’apprendre, de nous remettre parfois en question et de choisir consciemment ce que nous voulons faire grandir entre nous.

Car lorsqu’une femme se sent suffisamment en sécurité pour se révéler, elle peut à son tour ouvrir la voie à une autre.

Et c’est ainsi que le mouvement commence.

 
 
 

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